Membre
de l'équipe de France 2002, double champion d'Europe
par 4 mixte, Michel Bessis est un professeur et écrivain
réputé. Passionné de pédagogie,
il est notamment l'auteur des best-sellers " Le
S.M.I.C ", " 2 faible et dépendances
", ." Bien enchérir en défense ", "
Bien enchérir en attaque ", " Bien enchérir
en compétitives ". C'est tout naturellement
qu'il se consacre maintenant au jeu de la défense,
son domaine préféré
le vôtre aussi, bientôt.
Un
livre fortement conseillé par l'école BRIDGE+
La
signalisation en défaussant
Nous voici à ce qui est en général
un moment très attendu dans les stages ou dans les
cours de Bridge :
Comment
faut-il défausser ? Préférez-vous
le Lavinthal ou l'appel direct ?
Que pensez-vous de la défausse italienne
?
Voilà
des sujets qui vous préoccupent tous si j'en juge
par le nombre de questions que l'on me pose tout au long
de l'année. Je crains qu'en lisant ce chapitre,
vous ne soyez assez déçus car vous n'y trouverez
aucune recette magique vous permettant, à
l'aide de défausses diaboliques, de ne plus jamais
livrer de contrats.
On pourrait caricaturer le comportement en défense
de beaucoup de joueurs moyens en disant qu'ils attendent
impatiemment une défausse de leur partenaire afin
de pouvoir, dès qu'ils ont la main, rejouer dans
l'appel qui a été
fait. Si c'est votre objectif, arrêtez tout de suite
le lecture de ce chapitre, il n'est pas pour vous.
La
philosophie de la défausse est la suivante :
Une bonne
défausse est, avant tout,
une défausse qui ne donne pas de pli.
En
conséquence, l'aspect signalisation doit passer
au second plan de vos préoccupations
lorsque vous choisissez vos défausses. Mais il faut être
encore plus exigeant que cela. Pour être tout à fait
satisfaisante, la défausse doit également
ne pas donner au déclarant la clé du coup.
Enfin, et c'est sur ce point,
ou plus exactement sur le caractère secondaire qu'il
revêt, que les différences se font entre les
joueurs moyens
et les champions, une bonne défausse doit renseigner
le partenaire et l'aider à trouver la bonne défense.
Donc
le point le plus important est le suivant : quand vous
voyez votre partenaire défausser une carte,
vous devez vous dire : " Tiens, c'est cette carte
qui lui semble la plus à même de ne pas donner
de pli ".
Et non : " Tiens, il m'appelle dans telle ou telle
couleur
".
C'est à
partir de ces bases que nous allons essayer de progresser
dans l'art de la défausse
qui est probablement le compartiment le plus difficile
du Bridge.
I
- La défausse technique
A
- Que faut-il garder ? La première
préoccupation consiste
à garder dans son jeu les cartes utiles.
1) Une
carte empêchant la réalisation d'une longueur
du camp du déclarant
Il
est relativement facile de conserver des gardes dans
une couleur que vous êtes seul à tenir.
Exemples : |